📌Les statistiques clés à retenir sur les cours particuliers les plus demandés en Fance :🔵 50 % de la demande de cours particuliers se concentre sur 10 matières les plus enseignées : les maths, l'anglais, le français, l'informatique, la physique, le droit, l'arabe, le soutien scolaire pour le collège, les cours particuliers pour le bac et les cours de dessin. 🔵 Les maths (12 %), l’anglais (9 %) et le français (6,4 %) à elles seules représentent 27,4 % de la demande totale de cours particuliers. 🔵 78,8 % des professeurs donnant des cours se concentrent sur les 15 matières les plus enseignées : l'anglais, les maths, le soutien scolaire multidisciplinaire (pour la primaire, le collège et le lycée), le français, l'arabe, l'espagnol, le français (langue étrangère), le droit, la préparation du bac et du brevet, l'informatique, l'histoire et la physique. 🔵 Les 5 premières villes côté professeurs (Paris, Lyon, Toulouse, Lille, Montpellier) concentrent 47,8 % de l’offre totale de cours particuliers. 🔵 Les 5 premières villes côté demande (Paris, Lyon, Toulouse, Marseille, Bordeaux) regroupent 23,3 % de la demande de cours particuliers. |
Table des matières
Les cours particuliers n’ont jamais été aussi présents dans le quotidien des familles françaises. Entre la pression des examens, les exigences de Parcoursup, les réorientations professionnelles et la montée en puissance des compétences numériques, la demande d’accompagnement personnalisé continue de progresser.
Mais derrière cette dynamique globale se cache une réalité plus contrastée. Toutes les matières ne se valent pas. Certaines concentrent des milliers de professeurs et semblent déjà très concurrentielles. D’autres, au contraire, attirent fortement les élèves alors même que l’offre reste limitée. Autrement dit, la répartition et l’activité des cours particuliers sont loin d’être homogènes : nous y voyons des tensions, des déséquilibres et des opportunités.
Pour mieux comprendre ces dynamiques, nous avons analysé nos données internes chez VosCours :
Cette analyse permet de dresser un véritable baromètre du marché des cours particuliers en France. Elle éclaire non seulement les choix des familles, mais aussi les stratégies des enseignants et les évolutions du système éducatif lui-même.
Cette analyse repose sur les données internes de la base Voscours, incluant les professeurs actifs et les demandes d’élèves enregistrées sur la plateforme, en France. Les chiffres présentés correspondent aux données les plus récentes disponibles pour la période 2025 - 2026. Ils offrent un aperçu statistique des cours particuliers les plus demandés, de la concentration des professeurs par matière ainsi que leur répartition sur le territoire français, tel qu’observé via les données de la plateforme.

|
Rang de la matière (selon la demande) |
Matière |
Élèves |
Professeurs |
|
1 |
Maths |
12 % |
13,6 % |
|
2 |
Anglais |
9 % |
17,4 % |
|
3 |
Français |
6,4 % |
8,4 % |
|
4 |
Informatique |
3,7 % |
1,6 % |
|
5 |
Physique |
3,6 % |
1,4 % |
|
6 |
Droit |
3,5 % |
1,6 % |
|
7 |
Arabe |
3,2 % |
4,2 % |
|
8 |
Soutien Scolaire Collège |
2,9 % |
9,4 % |
|
9 |
Bac |
2,9 % |
1,6 % |
|
10 |
Dessin |
2,8 % |
1,1 % |
|
11 |
Espagnol |
2,4 % |
3,6 % |
|
12 |
FLE - Français langue étrangère |
2,2 % |
3,2 % |
|
13 |
Danse |
2,1 % |
0,2 % |
|
14 |
Soutien Scolaire Lycée |
1,9 % |
3,1 % |
|
15 |
Chant |
1,8 % |
0,2 % |
*Données ordonnées en ordre descendente, basée sur le volume de demande de cours des élèves.
Le haut du classement est dominé par les matières scolaires traditionnelles. Les mathématiques (12 %), l’anglais (9 %) et le français (6,4 %) concentrent à eux seuls 27,4 % de la demande totale de cours particuliers, soit plus d’un quart du marché. Autrement dit, près d’une demande sur trois concerne l’une de ces trois disciplines fondamentales.
Les mathématiques, à elles seules, représentent plus d’un dixième de l’ensemble des demandes enregistrées. Elles confirment leur statut de matière stratégique, souvent perçue comme décisive pour la réussite scolaire et l’orientation. L’anglais, avec 9 %, suit de près et s’impose comme la deuxième discipline la plus demandée, à la croisée des enjeux académiques et professionnels.
Au-delà des matières fondamentales, les disciplines directement liées aux échéances scolaires occupent une place significative dans le classement. La préparation au BAC (2,5 %) et le soutien scolaire au collège (3 %) figurent parmi les 10 premières matières les plus demandées.
Regroupées, ces matières liées aux examens et à l’accompagnement général représentent 5,5 % de la demande totale. Ce chiffre confirme que le recours aux cours particuliers reste fortement motivé par la volonté d’optimiser les résultats lors des moments clés du parcours scolaire.
Cette dynamique révèle une demande stratégique : les familles investissent dans le tutorat non seulement pour combler des lacunes, mais aussi pour sécuriser des étapes déterminantes comme le brevet ou le baccalauréat.
L’informatique (5 %) s’impose comme la quatrième matière la plus demandée, devant plusieurs disciplines académiques traditionnelles. Ce positionnement témoigne d’une évolution du marché : les cours particuliers ne répondent plus uniquement à des enjeux scolaires, mais aussi à des besoins de montée en compétences.
Le droit (3,3 %) apparaît également dans le Top 10, signalant une forte demande issue de l’enseignement supérieur. Cette présence montre que le tutorat concerne aussi les étudiants universitaires, confrontés à des matières techniques et sélectives.
La physique (4,3 %), quant à elle, confirme la pression exercée sur les disciplines scientifiques, souvent déterminantes pour l’accès aux filières d’excellence.
Ces matières à dimension technique et universitaire représentent ensemble une part significative du classement, illustrant la diversification progressive du marché.
Le dessin (2,3 %) complète le Top 10 des matières les plus demandées. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une discipline académique centrale, sa présence dans le classement montre que le recours aux cours particuliers dépasse le cadre strictement scolaire.
Cette demande peut s’expliquer par la préparation aux écoles d’art, le développement personnel ou la pratique artistique en dehors du système éducatif classique.

|
Rang |
Matière |
Professeurs particuliers |
Élèves |
|
1 |
Anglais |
17,4% |
9,0% |
|
2 |
Maths |
13,6% |
12,0% |
|
3 |
Soutien Scolaire Collège |
9,4% |
2,9% |
|
4 |
Français |
8,4% |
6,4% |
|
5 |
Soutien Scolaire Primaire |
6,5% |
1,3% |
|
6 |
Arabe |
4,2% |
3,2% |
|
7 |
Espagnol |
3,6% |
2,4% |
|
8 |
FLE - Français langue étrangère |
3,2% |
2,2% |
|
9 |
Soutien Scolaire Lycée |
3,1% |
1,9% |
|
10 |
Droit |
1,6% |
3,5% |
|
11 |
Brevet des collèges |
1,6% |
0,4% |
|
12 |
Bac |
1,6% |
2,9% |
|
13 |
Informatique |
1,6% |
3,7% |
|
14 |
Histoire |
1,5% |
1,0% |
|
15 |
Physique |
1,4% |
3,6% |
*Données ordonnées en ordre descendente, basée sur le volume d’offre des professeur particuliers.
Le haut du classement côté offre est, lui aussi, dominé par les matières scolaires traditionnelles. Les mathématiques (environ 10 % des professeurs actifs), l’anglais (environ 8 %) et le français (environ 6 %) concentrent à eux seuls près d’un quart des professeurs présents sur la plateforme. Autrement dit, environ un enseignant sur quatre se positionne sur l’une de ces trois disciplines fondamentales.
Les mathématiques apparaissent une nouvelle fois comme la matière centrale du marché, non seulement en termes de demande, mais aussi en volume d’enseignants disponibles. L’anglais et le français suivent la même logique : ce sont des matières perçues comme incontournables, aussi bien pour les élèves que pour les professeurs.
Cette forte concentration confirme que l’offre s’organise principalement autour des disciplines à forte visibilité scolaire.
Le soutien scolaire collège (environ 3 %) et la préparation au BAC (environ 2 %) figurent également parmi les matières regroupant le plus de professeurs.
Regroupées, ces offres d’accompagnement général et d’examen représentent une part significative du total des enseignants actifs. Cela montre que de nombreux professeurs choisissent de se positionner sur des segments transversaux, qui permettent de couvrir plusieurs matières ou plusieurs niveaux.
Cette stratégie peut s’expliquer par une logique de volume : le soutien scolaire global offre un public large et régulier. Cependant, cette attractivité entraîne mécaniquement une concurrence plus forte sur ces segments.
L’informatique (environ 4 %) et le droit (environ 2 à 3 %) figurent également parmi les disciplines les plus représentées côté professeurs.
Ces matières, plus spécialisées, attirent un nombre significatif d’enseignants, souvent issus de formations universitaires ou professionnelles spécifiques. Leur présence dans le classement confirme que l’offre ne se limite pas aux matières scolaires classiques.
Toutefois, leur poids reste inférieur à celui des disciplines fondamentales, ce qui peut créer, dans certains cas, un déséquilibre entre demande et offre.
Les matières créatives comme le dessin (environ 2 %) figurent également parmi les matières les plus représentées, mais avec des volumes plus modestes que les disciplines académiques.
Le nombre de professeurs dans ces domaines reste significatif, sans atteindre toutefois le niveau des matières scolaires fondamentales. Cela confirme que le marché artistique constitue un segment distinct, plus spécialisé.
Comme du côté de la demande, l’offre apparaît très concentrée. Les 10 premières matières regroupent une part importante des professeurs actifs. Les 15 premières concentrent une majorité de l’offre totale.
Autrement dit, une fraction limitée des matières attire la majorité des enseignants, tandis que de nombreuses disciplines plus spécifiques restent minoritaires en volume.
Cette concentration explique en partie la concurrence élevée observée sur certaines matières. Plus une discipline rassemble de professeurs, plus la différenciation devient nécessaire, notamment pour les nouveaux entrants.

|
Rang |
Discipline musicale |
Élèves |
Professeurs particuliers |
|
1 |
Chant |
1,8 % |
0,2 % |
|
2 |
Piano |
1,7 % |
0,3 % |
|
3 |
Musique |
1,3 % |
0,4 % |
|
4 |
Guitare |
1,3 % |
0,3 % |
|
5 |
Violon |
0,8 % |
0,1 % |
|
6 |
Batterie |
0,5 % |
0,0 % |
|
7 |
Initiation à la musique |
0,2 % |
0,1 % |
|
8 |
Solfège |
0,1 % |
0,1 % |
|
9 |
Flûte traversière |
0,1 % |
0,07% |
*Données ordonnées en ordre descendente, basée sur le volume de demande de cours des élèves.
|
Rang |
Matière |
Élèves |
Professeurs particuliers |
|
1 |
Anglais |
12,0% |
13,6 % |
|
2 |
Maths |
9,0% |
17,4 % |
|
3 |
Français |
6,4% |
8,4 % |
|
4 |
Histoire |
3,6% |
1,4 % |
|
5 |
Espagnol |
2,4% |
3,6 % |
|
6 |
Physique |
1,7% |
1,2 % |
|
7 |
Biologie |
1,7% |
0,5 % |
|
8 |
Économie |
1,0% |
1,5 % |
|
9 |
Chimie |
0,7% |
0,8 % |
|
10 |
Philosophie |
0,6% |
0,5 % |
|
11 |
Technologie |
0,2% |
0,1 % |
|
12 |
Géographie |
0,1% |
0,2 % |
*Données ordonnées en ordre descendente, basée sur le volume de demande de cours des élèves.
Cette lecture met en lumière trois grandes catégories.
Certaines disciplines affichent un niveau de demande élevé au regard du nombre de professeurs positionnés, ce qui crée une pression plus forte par enseignant.
L’informatique, qui représente 5 % de la demande totale, figure parmi les cinq matières les plus sollicitées par les élèves. Pourtant, elle ne concentre pas une part équivalente de professeurs actifs, contrairement aux mathématiques ou à l’anglais. Ce décalage suggère un ratio demande / offre plus favorable aux enseignants spécialisés dans ce domaine. L’essor des compétences numériques et professionnelles renforce cette dynamique.
Même logique pour le droit, qui représente 3,3 % de la demande et apparaît dans le Top 10 des matières les plus recherchées. Cette discipline universitaire attire moins de professeurs que les matières scolaires traditionnelles, alors que la demande reste soutenue, notamment chez les étudiants du supérieur. Cela crée un déséquilibre structurel en faveur de la demande.
Du côté des langues, l’arabe (environ 3 % de la demande) constitue également un segment intéressant. Si l’anglais domine largement en volume, certaines langues moins enseignées présentent une offre plus restreinte, ce qui peut localement générer des tensions lorsque la demande est active.
Les matières musicales constituent enfin un segment distinct. Individuellement, elles représentent des parts plus modestes, par exemple, le dessin atteint 2,3 % de la demande, mais le regroupement des disciplines artistiques montre qu’il existe un marché identifiable. L’offre y étant plus spécialisée et moins massive que dans les matières scolaires fondamentales, certaines spécialités musicales peuvent présenter un ratio favorable aux enseignants qualifiés.
Dans l’ensemble, les matières techniques, universitaires et artistiques spécialisées apparaissent comme les segments les plus susceptibles d’offrir des opportunités stratégiques aux professeurs.
Les grandes matières académiques structurantes se situent dans une zone plus équilibrée, où la demande élevée est compensée par une offre tout aussi importante.
Les mathématiques représentent 12 % de la demande totale, ce qui en fait la matière la plus sollicitée. L’anglais suit avec 9 %, puis le français avec 6,4 %. À elles trois, ces disciplines concentrent 27,4 % de la demande, soit plus d’un quart du marché.
Cependant, ces matières figurent également parmi celles qui regroupent le plus grand nombre de professeurs. Elles constituent le socle du marché, aussi bien côté élèves que côté enseignants. Cette double concentration crée un marché dense mais relativement structuré : la demande est massive, mais la concurrence l’est aussi.
Le regroupement des matières scolaires traditionnelles confirme cette lecture. L’ensemble des disciplines académiques (maths, français, anglais, physique, histoire, chimie…) représente la majorité du marché en volume. Leur poids historique dans le système éducatif explique cette stabilité.
Autrement dit, ces matières ne sont ni en pénurie, ni en déséquilibre extrême. Elles fonctionnent dans un équilibre concurrentiel où la visibilité dépend davantage de la différenciation individuelle que d’un manque d’offre.
Certaines disciplines concentrent un nombre important de professeurs par rapport au volume de demandes enregistrées, ce qui réduit mécaniquement les opportunités moyennes par enseignant.
Le soutien scolaire collège représente 3 % de la demande, tandis que la préparation au BAC atteint 2,5 %. Regroupées, ces deux catégories totalisent 5,5 % de la demande. Pourtant, ces segments attirent un nombre élevé de professeurs, car ils permettent de couvrir plusieurs matières et niveaux scolaires.
Cette attractivité crée une forte densité concurrentielle. De nombreux enseignants choisissent ces segments transversaux, perçus comme accessibles et réguliers, ce qui augmente la concurrence directe.
Même constat pour certaines matières fondamentales très populaires auprès des enseignants. Bien que les mathématiques (12 %) et l’anglais (9 %) soient extrêmement demandées, leur volume important de professeurs réduit le ratio individuel. Être positionné sur une matière “phare” ne garantit donc pas automatiquement une meilleure visibilité.
Enfin, la forte concentration globale du marché accentue cette logique. Les 10 premières matières concentrent 50 % de la demande, et les 15 premières en regroupent 60 %. Cela signifie que les 85 matières restantes se partagent seulement 40 % du marché. Cette concentration entraîne une accumulation d’enseignants sur les disciplines les plus visibles.
En résumé, les matières généralistes et transversales apparaissent comme les plus exposées à la concurrence. Plus une discipline attire de professeurs, plus la différenciation devient déterminante.

La répartition géographique des cours particuliers en France révèle de fortes disparités territoriales au niveau de l’offre et de la demande des cours particuliers. Si certaines grandes métropoles concentrent une part importante des élèves et des professeurs, d’autres villes présentent des équilibres différents.
|
Ville |
Part d'élèves (demade de cours particuliers) |
|
Paris |
11,9 % |
|
Lyon |
4,0 % |
|
Toulouse |
2,8 % |
|
Marseille |
2,3 % |
|
Bordeaux |
2,3 % |
|
Montpellier |
2,2 % |
|
Nice |
2 % |
|
Lille |
1,8 % |
|
Strasbourg |
1,8 % |
|
Nantes |
1,5 % |
|
Rennes |
1,3 % |
|
Grenoble |
1,1 % |
|
Nancy |
1 % |
|
Dijon |
0,8 % |
|
Clermont-Ferrand |
0,8 % |
*Ce tableau englobe tous les formats de demandes de cours particuliers ; en ligne, à domicile, ou autres.
|
Ville |
Part de professeurs |
|
Paris |
25,4 % |
|
Lyon |
7,4 % |
|
Toulouse |
6,0 % |
|
Lille |
4,6 % |
|
Montpellier |
4,5 % |
|
Marseille |
4,1 % |
|
Bordeaux |
3,6 % |
|
Strasbourg |
3,0 % |
|
Nantes |
2,5 % |
|
Nice |
2,5 % |
|
Rennes |
2,4 % |
|
Grenoble |
2,1 % |
|
Reims |
2 % |
|
Rouen |
1,8 % |
|
Angers |
1,7 % |
*Ce tableau englobe tous les formats de modalité de cours que donnent les professeurs ; en ligne, à domicile, ou autres.
Au-delà des matières, la dimension territoriale apporte un éclairage supplémentaire. Les cours particuliers ne se répartissent pas uniformément sur le territoire français. Certaines villes concentrent une part importante des professeurs et des demandes, tandis que d’autres présentent des déséquilibres plus marqués.
Sans surprise, Paris domine largement le marché. La capitale concentre à elle seule 11,9 % de la demande de cours particuliers, soit près d’un élève sur huit. Lyon suit avec 4 %, puis Toulouse avec 2,8 %.
Les cinq premières villes, Paris (11,9 %), Lyon (4 %), Toulouse (2,8 %), Marseille (2,3 %) et Bordeaux (2,3 %), regroupent à elles seules 23,3 % de la demande totale. Autrement dit, près d’un quart des demandes françaises se concentrent dans ces cinq grandes métropoles.
Si l’on élargit au Top 15 des villes, celles-ci représentent 37,7 % de la demande nationale. Cela signifie que plus d’un tiers des demandes de cours particuliers en France se concentre dans un nombre restreint de grandes agglomérations. La concentration est encore plus marquée du côté de l’offre.
Paris concentre 25,4 % des professeurs actifs, soit un quart de l’offre nationale à elle seule. Lyon représente 7,4 %, et Toulouse 6 %. Ces trois villes cumulent donc 38,7 % de l’offre totale en France.
Si l’on observe le Top 5 des villes côté professeurs, Paris (25,4 %), Lyon (7,4 %), Toulouse (6 %), Lille (4,6 %) et Montpellier (4,5 %), elles regroupent 47,8 % de l’offre nationale. Autrement dit, près de la moitié des professeurs se concentrent dans seulement cinq villes.
Cette densité d’offre s’explique par plusieurs facteurs :
Cependant, cette concentration crée aussi un déséquilibre notable.
L’analyse croisée met en évidence un écart particulièrement marqué à Paris. La capitale représente 11,9 % de la demande, mais 25,4 % de l’offre. Cela signifie que la part de professeurs y est plus de deux fois supérieure à la part de demandes. Le ratio y est donc inférieur à 1, traduisant une concurrence particulièrement forte.
À Lyon, la situation est plus équilibrée, mais reste orientée vers une offre abondante : 4 % de la demande contre 7,4 % de l’offre. Même tendance à Toulouse : 2,8 % de la demande pour 6 % de l’offre.
À l’inverse, certaines villes apparaissent davantage alignées entre demande et offre. Marseille, par exemple, représente 2,3 % de la demande et 4,1 % de l’offre, soit un écart moins prononcé que celui observé à Paris. Bordeaux affiche 2,3 % de la demande contre 3,6 % de l’offre, traduisant un marché plus proportionné.
Ces écarts montrent que la concurrence est particulièrement forte dans les très grandes métropoles, tandis que certaines villes intermédiaires peuvent présenter des opportunités plus équilibrées pour les professeurs souhaitant donner des cours particuliers et les élèves à recherche de soutien scolaire.
Un facteur vient toutefois nuancer cette analyse : le développement des cours en ligne.
Les données présentées intègrent tous les formats, (cours particuliers en ligne, à domicile ou autres, ce qui signifie que la localisation ne limite plus strictement la mise en relation. Un élève basé à Clermont-Ferrand (0,8 % de la demande) peut désormais suivre un cours avec un professeur situé à Paris ou à Lyon, s’il le souhaite par exemple.
Le distanciel ne supprime pas les déséquilibres territoriaux, mais il atténue leur impact, notamment dans les matières académiques théoriques.
L’analyse territoriale confirme ainsi une double réalité : le marché des cours particuliers est fortement concentré dans les grandes métropoles, mais cette concentration est encore plus marquée du côté de l’offre que de la demande. Paris, en particulier, apparaît comme un marché extrêmement concurrentiel, tandis que d’autres villes peuvent offrir un environnement plus équilibré.

En 2026, les cours particuliers les plus demandés en France restent largement dominés par les matières fondamentales. Les cours particuliers de mathématiques, l’anglais et le français forment le socle du marché et concentrent à eux seuls une part importante des demandes. Plus largement, une poignée de disciplines capte la majorité de l’attention, confirmant que les cours particuliers demeurent fortement structurés par les exigences scolaires et les échéances académiques.
Cependant, ces matières très recherchées sont aussi celles où la concurrence entre professeurs est la plus forte. Les segments généralistes et le soutien scolaire attirent un grand nombre d’enseignants, ce qui rend la différenciation essentielle pour se démarquer.
À l’inverse, certaines matières plus spécialisées, notamment dans les domaines techniques, scientifiques ou artistiques, apparaissent comme des terrains plus favorables, où la demande peut dépasser l’offre disponible. Ces niches, bien que moins visibles en volume, offrent parfois de meilleures perspectives aux professeurs qui choisissent de se positionner sur des compétences spécifiques.
Au-delà des chiffres, ces dynamiques reflètent les transformations du secteur éducatif. La pression académique reste centrale, mais la montée des compétences numériques et universitaires traduit une adaptation aux enjeux du marché du travail. Le recours croissant à l'aide aux devoirs et aux cours particuliers apparaît ainsi comme un indicateur des attentes des familles : sécuriser les parcours scolaires, anticiper l’orientation et développer des compétences stratégiques dans un contexte éducatif de plus en plus compétitif.
À savoir sur l’interprétation des donnéesIl convient de rappeler que ces données reflètent les usages observés sur la plateforme Voscours et ne prétendent pas représenter l’intégralité du marché français des cours particuliers. Elles ne capturent pas nécessairement les cours informels, les interventions non déclarées ou les échanges réalisés en dehors des plateformes spécialisées. Par ailleurs, le développement des cours en ligne peut atténuer les frontières géographiques traditionnelles : un élève peut désormais faire appel à un professeur situé dans une autre ville, voire une autre région, ce qui complexifie l’analyse strictement territoriale. |
SourcesCette analyse s’appuie sur les données internes de Voscours, issues de l’activité des professeurs et des élèves enregistrés sur la plateforme. Les statistiques présentées reposent sur les informations les plus récentes disponibles pour la période 2025–2026, et portent notamment sur les matières enseignées, la répartition géographique (villes et régions) ainsi que le volume de demandes enregistrées. Ces données offrent un aperçu actualisé des dynamiques observées de l’activité des cours particuliers via la plateforme. |
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